La Ville de demain

Les budgets sont contraints par un contexte national difficile (baisse des dotations notamment). La ville est sortie de la zone d’alerte de la Préfecture en 2017 mais les élus ne sont pas moins attentifs aux dépenses.
Le cap est gardé sur un objectif essentiel : améliorer votre cadre de vie, quotidiennement… et pour longtemps.

Neutralité et transparence pour des projets durables

La Commune a mandaté des cabinets indépendants pour la réalisation de son audit financier et de son étude de programmation des groupes scolaires. Ainsi le cabinet Calia Conseil a audité les comptes de la Ville et a présenté la situation financière à mi-mandat lors de la réunion du 14 septembre 2017. Le cabinet Dyn’amo, effectue, quant à lui, une étude de programmation sur les groupes scolaires. La programmation est une démarche qui vise à réunir l’ensemble des conditions nécessaires à la réalisation d’un projet. Consciente que les groupes scolaires présentaient des besoins de restructuration, l’équipe municipale a fait le choix de s’appuyer sur un outil d’aide à la décision pour une démarche maitrisée et de qualité. Le cabinet a commencé par réaliser un diagnostic global sur l’ensemble des groupes scolaires qu’il est donc venu expliquer.

Entretien de Christophe Borg, le Maire, lors de la réunion publique du 14 septembre 2017

La situation financière de la Ville est revenue à un certain équilibre, pourtant vous ne semblez pas vous réjouir ?

Je suis fier du travail accompli pour sortir notre commune de la zone d’alerte et dégager de l’investissement. Des efforts conséquents ont été fournis depuis le début du mandat pour réaliser des économies tout en maintenant le niveau de service aux habitants. Nous dépensons moins et mieux. Mais des contraintes pèsent sur nos finances : les baisses de dotations, de subventions de la part de la Communauté de communes, l’absence de recettes fiscales (suppression de la taxe professionnelle…) et les annonces récentes du gouvernement sur la taxe d’habitation ne sont pas de bons augures pour les finances des collectivités. Dans ce contexte évolutif, notre budget est en constante redéfinition tout comme nos priorités. Nous avions annoncé des projets que nous ne réaliserons pas faute de moyens mais aussi parce que d’autres se sont imposés à nous. C’est comme dans un foyer : vous aviez projeté de changer de voiture et c’est le remplacement du chauffe-eau qui devient urgent.

Les écoles sont votre projet phare ?

Oui parce que c’était un engagement de campagne de mettre l’accent sur la jeunesse et les écoles. Nous devions lancer l’Ad’Ap sur les groupes scolaires mais nous ne pouvions pas lancer des travaux d’accessibilité sur des bâtiments mal entretenus. Nous avons fait appel à un cabinet extérieur pour établir un diagnostic malheureusement sans appel : écoles anciennes pour la plupart peu entretenues, école récente mais de mauvaise qualité. Par le passé, la Ville a construit beaucoup d’équipements sans anticiper l’entretien que suppose un tel patrimoine. Pour remettre en état l’ensemble des écoles, il faudrait consacrer un budget de 12 millions.
Nous ne les avons pas. Pourtant il faut agir. Un plan pluriannuel est entamé dès aujourd’hui et jusqu’en 2028 avec un investissement de près de 4,7 millions d’euros sur ce mandat.

Pourquoi commencer les travaux par César Terrier 2 ?

César Terrier 1 et 2 comptent le plus grand nombre d’élèves. Puis il s’agit de l’école du centre, sa rénovation s’inscrit ainsi dans une autre priorité : l’embellissement du coeur de la Commune. De nouvelles enseignes se sont installées dynamisant par là même ce dernier et des travaux sont en cours.

Les équipes enseignantes seront associées à ces rénovations ?

Oui je le souhaite. Les travaux à engager, c’est notre décision, c’est là mon devoir. Cependant, je souhaite que lorsqu’arrivera la phase d’organisation des écoles, il y ait une vraie concertation. Ce sont les enseignants qui doivent décider comment l’école s’organise.

On parle de rénovation des bâtiments mais sur la politique jeunesse allez-vous aussi investir ?

Cette rentrée a été marquée par le retour à la semaine de 4 jours. Un engagement important pour nous et pour les familles ainsi que les enseignants qui y étaient favorables à + de 76 %. Mais dans ce contexte fiscal évolutif, c’est toutes les politiques qui seront réévaluées dès cet automne avec la préparation du débat d’orientation budgétaire. Nous devons définir nos actions en globalité.

Deux auteurs dans ce magazine (Le Mag d'octobre 2017) décrivent une commune à taille humaine mais ayant tout d’une grande. Qu’en pensez-vous ?

Pontcharra assume aussi son rôle de centralité dans le Grésivaudan. Des projets importants de la Communauté de communes se développent ici et nous avons de nouveau la possibilité d'établir les cartes d'identité et les passeports en Mairie. On retrouve un certain dynamisme (c’est le retour qu’on m’en fait). Nous ne sommes plus un village mais nous ne sommes pas encore une Ville. Cela nous permet d’avoir un cadre de vie agréable, presque rural, avec des infrastructures et des services importants. C’est ce que nous essayons chaque jour de préserver et d’améliorer.

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